Shooting Straight Hit Back

Tom est un ami de longue date. Musicien talentueux, autant à l’aise derrière une batterie, une guitare ou une basse, je suis toujours scotché lorsque j’ai l’occasion de le voir jouer en concert ou en répète. Alors quand il m’a proposé de réaliser quelques photos de sa nouvelle formation, Straight Hit Back, j’ai accepté sans la moindre hésitation !

Originaire de Metz, ce groupe d’inspiration New York Hardcore est composé de quatre membres selon une formation convenue : chanteur, guitariste, bassiste et batteur. En discutant avec Tom sur le style des photos à réaliser, nous sommes tombés d’accord sur une atmosphère urbaine, contrastée, un peu crade, en noir & blanc, dans l’esprit de ces photos des années 80-90. Le rendez-vous est donc fixé dimanche dernier, à 15h. Sans doute un peu tard, mais si nous ne perdons pas de temps et si la météo d’y prête, nous pourrons bénéficier d’une lumière rasante de fin de journée, le soleil se couchant à 16h40 et la lumière extérieure étant exploitable jusque 17h10. On fait rapidement les présentations, les membres du groupe sont détendus, just perfect. Comme je ne connais pas très bien les environs, je me laisse guider. Ils ont en tête 2-3 endroits graphiquement intéressants, so let’s go baby !

Setback_MG_3253_2048px

Nous nous rendons sur le premier spot et c’est un gros fail : l’immeuble à l’abandon depuis plusieurs années a laissé la place à un nouveau chantier au milieu d’un quartier entièrement rénové… Pas de panique, on oublie ce coin et on file directement près d’un fort de 1870. L’endroit qui nous intéresse est clôturé et surveillé, mais nous trouvons un trou de souris qui nous permet de nous rendre à l’intérieur des bâtiments en relative discrétion. Arrivés sur place, les salles sont bourrées de tags, les sols poussiéreux à souhait et les murs rongés par le temps. Il fait 4°C, mais en 2 minutes, tous les membres se retrouvent torse nu et enfilent un tee-shirt de circonstance. Et oui, être métalleux, ça se mérite, surtout en Moselle ! De mon côté j’évalue la luminosité : une grande salle sombre, seulement 3 ouvertures et un ciel nuageux… Ce ne sont pas les meilleures conditions mais vu que le bruit numérique ne sera pas un problème pour cette séance, je décide de pousser les ISO à 3200/6400. Au 16-35mm je peux fermer à f/6.3 ou f/7.1 sans utiliser de trépied, ça ira. La session dure à peine 20 minutes, mode rafale, pas le temps de traîner, le soleil est déjà bas. Ce spot est vraiment sympa. Les membres posent naturellement, je les place juste en fonction de la lumière, rectifie une pose ou deux, mais pour le reste ils se débrouillent très bien sans moi et ça me va. Le temps de réaliser 4-5 de photos de groupe plus quelques portraits individuels et déjà nous remballons, direction le canal de la Moselle.

Setback_MG_3357_2048px

Arrivés sur place, on hésite quelques minutes sur le lieu le plus adapté. En pleine golden hour, on trouve un vieux pont dont les piliers sont tagués, le ciel est relativement dégagé, soleil sur l’horizon, ça le fait. Encore 2-3 photos de groupe et on change de spot. Avec précaution, on décide de terminer la session aux abords d’une voie de chemin de fer qui se trouve à proximité. La lumière commence vraiment à faiblir, il est l’heure d’achever cette séance et de se dire au revoir.

Setback_MG_3420_2048px

Sous Lightroom, sans vouloir totalement basculer dans des photos de type low key, je décide de donner la part belle aux zones sombres en bouchant volontairement les noirs, ce qui renforce ce côté crado, tout en évitant de cramer les blancs. L’éclairage naturel n’ayant pas été compensé par un éclairage flash additionnel, les photos sont plutôt contrastées, ce qui colle à l’objectif qu’on s’était fixé. Il est par contre nécessaire de retoucher localement l’exposition des visages qui ont tendance à être sous-exposés.

Setback_MG_3464_2048px

Au final, une session d’1h30 sur les chapeaux de roue et une vingtaine de clichés remis au groupe. On se dit à bientôt, mais cette fois-ci au local de répète pour m’en prendre plein les oreilles, oh yeah !



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *