Une photo nue, sans retouche, et à moins qu’elle ne raconte une histoire forte, captera souvent moins l’attention que sa version travaillée. À l’époque de l’argentique, la plupart des retouches étaient effectuée lors du tirage en chambre noire à l’aide de divers caches et des temps d’exposition savamment contrôlés. L’alchimie était difficile à maîtriser et de nombreux essais différents étaient souvent nécessaires pour obtenir un résultat satisfaisant. À l’heure actuelle, rares sont les photos de magazines qui n’ont subies aucune retouche, et je ne parle même pas des magazines de mode. C’est un grand débat qui agite les photographes depuis longtemps sur Internet, mais je me range du côté de ceux qui pensent que les retouches font partie intégrante de la démarche artistique (la photographie journalistique faisant partie d’une catégorie à part).